Handicap mental et vacances : sport ou culture, tout est possible !

Que l’on soit handicapé mental ou non, que l’on soit adulte ou enfant, les vacances sont un droit universel. Des organismes dédiés proposent des vacances adaptées aux besoins de personnes handicapées, sachant qu’il existe des chartes de qualité. En matière de vacances, la réglementation française a fait des progrès. Dès le début de l’année, les catalogues des organismes de vacances paraissent. Si cela peut sembler prématuré, il faut que la personne handicapée mentale et sa famille s’en préoccupent sans tarder. Il n’est en effet pas si simple de choisir un séjour correspondant à ses attentes et à ses besoins, avec deux cas de figures en France : d’une part les vacances adaptés ou en intégration ; d’autre part les séjours en famille, où la personne handicapée est accompagnée de ses proches. État des lieux avant de partir, en France donc, mais aussi à l’étranger, avec la nécessité, lorsque l’on part loin de chez soi, d’un regard tout particulier sur les questions de soins et d’anticipation des solutions de rapatriement (au cas où…).

Le sport pour les personnes handicapées mentales

La pratique d’une activité physique ou sportive, est un facteur très important de socialisation des personnes handicapées, jeunes ou adultes. Depuis longtemps en France, la Fédération française du sport adapté (FFSA) mène des actions sur ce sujet de l’activité sportive des personnes handicapées. Délégation du ministère de la jeunesse et des sports et membre du Comité national olympique et sportif français, elle compte plus de 33 000 licenciés et 100 comités régionaux et départementaux, en lien avec 739 associations affiliées. De plus l’association Special Olympics développe elle aussi tout un panel de propositions visant au plein épanouissement des personnes handicapées mentales. A ces deux principales offres, on peut ajouter l’intégration dans des clubs ordinaires, mais pas à n’importe quel prix. L’expérience montre que pour qu’elle soit réalisable, il faut en amont un travail de proximité, mais aussi un partenariat entre le club et une association de terrain.

Handicap mental : peut-on accéder à la culture ?

La culture ? L’art ? Ces termes intimident. Et pourtant ils font pleinement partie de notre vie à tous. Aller au cinéma ou au concert, louer un DVD ou choisir des CD à la médiathèque, même peindre ou faire des collages : autant d’actes qui ouvrent au monde qui nous entoure et à ses richesses culturelles. Que l’on soit spectateur ou acteur, amateur ou professionnel, accéder à la culture c’est s’ouvrir à soi-même, aux autres et plus largement au monde. C’est même un droit. Et c’est bien pourquoi il est vital de garantir aux personnes handicapées l’accès à la culture. Découvrir l’art, échanger avec le monde artistique ou pouvoir pratiquer soi-même quand on est en situation de handicap ? Ce devrait être la moindre des choses. Heureusement, des instances comme la Commission nationale culture et handicap ou les pôles ressources font évoluer très concrètement la situation, afin que chaque individu se construise, s’épanouisse et s’intègre mieux. L’accès à la culture fait lui aussi partie de la citoyenneté…

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