Mal de dos

Mal de dos et lombalgie sont souvent confondus. Pourtant, anatomiquement, le dos ne concerne pas uniquement le « bas du dos » ou les lombes et s’étend en fait de la nuque aux fesses. Le mal de dos peut donc concerner toutes ces régions anatomiques : on parle alors de cervicalgies (haut du dos), de dorsalgies (milieu du dos) ou de lombalgies, les plus fréquentes (bas du dos), autrement appelées lumbagos. Le dos est constitué d’une charpente osseuse — la colonne vertébrale — qui entoure le canal vertébral et protège la moelle épinière. Plusieurs éléments composent cette charpente, chacun pouvant être responsable des douleurs : vertèbres, disques intervertébraux, articulations et ligaments, muscles, nerfs… Différentes douleurs existent en fonction de leur siège, de leur intensité, de leur rythme (nocturne pour les douleurs inflammatoires, diurnes et déclenchées par les mouvements pour les douleurs mécaniques) et de leur cause…

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires du mal de dos ?

70 à 80 % de la population ont ou ont eu un jour « mal au dos »,et la lombalgie représente la première cause des arrêts de travail de moins de 15 jours. Elle est responsable de nombreux accidents du travail (selon la CNATMS).
Les conséquences individuelles du « mal de dos » sont importantes, limitant les activités de la vie quotidienne et générant un stress lui-même facteur aggravant du mal de dos : un véritable cercle vicieux s’instaure alors, qu’il convient de rompre rapidement.

Quels sont les mécanismes du mal de dos ?

Dans la majorité des cas de lombalgies, aucune cause précise n’est retrouvée et les examens complémentaires comme les radiographies ou le scanner sont dans les limites de la normalité : on parle alors de lombalgies communes, aiguës ou chroniques en fonction de leur durée. Rarement, une cause identifiée, curable ou non, est mise en évidence comme une fracture, une infection ou encore une tumeur. Il existe cependant des facteurs de risque et des facteurs déclenchant ou aggravant le mal de dos. Ces facteurs de risque sont l’âge, la surcharge pondérale et certaines prédispositions familiales. Les traumatismes (violents ou répétés lors de certains sports), le port de charges lourdes, la manutention ou des positions stressantes pour le rachis, les vibrations, des postures inadaptées (au travail, conduite automobile…) augmentent le risque de lombalgie. Enfin, la psychologie joue un rôle clairement néfaste : anxiété, conflit, dépression sont à la fois causes et conséquences du mal de dos.

Symptômes du mal de dos

La lombalgie aiguë, lumbago ou mal de dos, se manifeste par une douleur lombaire basse, de survenue brutale, après un faux mouvement ou un effort par exemple : tous les mouvements sont limités (sensation de blocage lombaire) et une attitude figée, antalgique, limite la douleur. Une irradiation est possible vers les fesses et la partie postérieure des cuisses. Une contracture musculaire complète le tableau. En cas de mal de dos chronique, les douleurs sont moins intenses mais se répètent, surtout lors du port de charges lourdes, de longs trajets en voiture ou de station debout prolongée. Classiquement, le repos soulage le mal; la nuit, les douleurs du dos se calment et ne réveillent pas le patient.

Comment se manifeste le mal de dos ?

La lombalgie aiguë ou lumbago se manifeste par une douleur lombaire basse, de survenue brutale, après un faux mouvement ou un effort par exemple : tous les mouvements sont limités (sensation de blocage lombaire) et une attitude figée, antalgique, limite la douleur. Une irradiation est possible vers les fesses et la partie postérieure des cuisses. Une contracture musculaire complète le tableau.
En cas de mal de dos chronique, les douleurs sont moins intenses mais se répètent, surtout lors du port de charges lourdes, de longs trajets en voiture ou de station debout prolongée.
Classiquement, le repos soulage ces douleurs ; la nuit, les douleurs se calment et ne réveillent pas le patient.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Le mal de dos peut être également secondaire à une infection, une tumeur ou une fracture. Dans ces cas, le traitement de la cause fait disparaître ou atténue les symptômes : antibiotiques, immobilisation voire intervention chirurgicale, radiothérapie…

Y a-t-il une prévention possible au mal de dos ?

La prévention joue un rôle fondamental pour limiter le mal de dos. Hygiène de vie au quotidien mais aussi exercices de musculation aident à renforcer la ceinture lombaire. Les conseils au quotidien visent à chasser le surpoids et les mauvaises postures, au travail, en voiture et même la nuit pendant le sommeil : apprendre à soulever une charge lourde, régler sa position en voiture ou choisir une literie de qualité permettent de préserver son dos. En voiture, il convient d’incliner le dossier de 110° par rapport à l’assise du siège, d’avancer l’assise pour avoir les genoux fléchis de 30 à 45° et de faire bomber le réglage lombaire ; le cou est relâché et les bras servent d’appui sur le volant.
Au travail ou à la maison, soulever une charge s’apprend : plier les jambes et non le dos et si l’objet est lourd, le prendre près du corps et se relever lentement (pas de mouvement brusque). Surmenage et stress sont des ennemis du dos : privilégier la relaxation. Certains sports sont à éviter en cas de mal de dos (jogging) et d’autres à privilégier (natation). Enfin, des exercices de musculation et d’assouplissement des muscles du dos et des abdominaux, sur les conseils avisés d’un kinésithérapeute ou d’un professeur de sport, améliorent les symptômes.

À quel moment consulter pour un mal de dos ?

Avoir mal au dos n’est pas une fatalité. Dès que le dos fait souffrir, il faut consulter son médecin traitant, qui jugera de l’opportunité de rencontrer un spécialiste (rhumatologue) ou de prescrire des examens complémentaires. Pris en charge rapidement, le mal de dos ne s’installe pas grâce notamment à l’application de conseils d’hygiène simples.
Après un traumatisme violent, il est indispensable de consulter le plus rapidement possible, voire d’appeler les secours sans bouger pour éviter d’aggraver les lésions.

Que fait le médecin ?

Le médecin mènera d’abord une enquête sur les causes possibles de ce mal de dos. L’interrogatoire et l’examen clinique suffisent le plus souvent à porter un diagnostic et proposer des solutions. Des examens complémentaires (d’imagerie par exemple, comme les radiographies, le scanner ou l’IRM) sont possibles en cas d’échec ou de cause particulière ; ils ne sont pas systématiques. L’arsenal thérapeutique comprend les antalgiques (lutte contre la douleur) qui soulagent mais ne guérissent pas le mal de dos. Le repos au lit n’est pas recommandé et les massages peuvent être proposés au début d’une séance de rééducation. Kinésithérapie, balnéothérapie, ostéopathie, exercices de musculation représentent des solutions thérapeutiques complémentaires. 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Le mécanisme et le rythme de la douleur sont importants à repérer et à communiquer au médecin : douleur nocturne « inflammatoire » ou plutôt douleur mécanique qui se répète suite à un mouvement précis, douleurs maximales et diminuant au fil de la journée ou au contraire aggravation progressive… Un carnet de bord de son mal de dos en fonction des activités pratiquées (repérer les situations qui sollicitent le dos) peut être utile entre les consultations.