Hystérectomie : déroulement de l'intervention de chirurgie gynécologique

L'hystérectomie est une intervention de chirurgie gynécologique consistant à enlever l'utérus (on parle d’ablation de l’utérus). En fonction de l’indication, l’hystérectomie est complétée par l’ablation du col de l'utérus, des ovaires et des trompes de Fallope. Plusieurs pathologies peuvent représenter une indication à l’hystérectomie, comme la présence de fibromes utérins importants, des saignements utérins, une endométriose, un prolapsus utérin (ou descente de l'utérus dans le vagin) et enfin les cancers gynécologiques comme le cancer de l'utérus mais aussi du col ou des annexes (ovaires, trompes).

L'hystérectomie : risques et conséquences

L’hystérectomie est le traitement de choix du cancer de l’utérus. Le cancer de l'utérus est le 4e cancer le plus courant chez la femme, derrière le cancer du sein, le cancer des poumons et le cancercolorectal. La majorité des cancers de l'utérus sont des cancers de l'endomètre, c’est-à-dire de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l'utérus. Les fibromes, tumeurs bénignes, représentent quant à eux la cause la plus fréquente d’hystérectomie.

L'hystérectomie : Fonctionnement

L’hystérectomie met fin aux menstruations et à la capacité d’avoir des enfants. Il existe plusieurs types d'hystérectomies en fonction de l’indication chirurgicale :

  • l'hystérectomie totale consiste à enlever l'utérus en totalité (corps et col) ;
  • l'hystérectomie subtotale ou partielle consiste à enlever uniquement le corps de l'utérus ;
  • l'hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie consiste à réaliser une hystérectomie totale ainsi que l’ablation des ovaires et des trompes de Fallope ;
  • enfin, l'hystérectomie radicale, indiquée dans les cas de cancers importants, consiste à faire une hystérectomie totale avec ablation de la partie supérieure du vagin et des ganglions pelviens.

Comment se manifeste l'hystérectomie

Douleurs pelviennes et saignements utérins représentent les principales manifestations mais les symptômes dépendent de l’indication de l’hystérectomie. Les fibromes utérins ou myomes sont des tumeurs non cancéreuses qui peuvent gêner en cas de volume important (saignements, douleur lors des rapports sexuels, douleur pelvienne…). L'endométriosecause des règles douloureuses et des saignements anormaux. Le prolapsus utérin, c’est-à-dire la descente de l'utérus dans le vagin, entraîne incontinence urinaire et gêne fonctionnelle. Les cancers (endomètre et col de l'utérus essentiellement) provoquent des douleurs et saignements mais les symptômes dépendent du stade évolutif.

Comment cela se manifeste-t-il ?

Douleurs pelviennes et saignements utérins représentent les principales manifestations mais les symptômes dépendent de l’indication de l’hystérectomie. Les fibromes utérins ou myomes sont des tumeurs non cancéreuses qui peuvent gêner en cas de volume important (saignements, douleur lors des rapports sexuels, douleur pelvienne…). L'endométriose cause des règles douloureuses et des saignements anormaux. Le prolapsus utérin, c’est-à-dire la descente de l'utérus dans le vagin, entraîne incontinence urinaire et gêne fonctionnelle. Les cancers (endomètre et col de l'utérus essentiellement) provoquent des douleurs et saignements mais les symptômes dépendent du stade évolutif.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre hystérectomie et ménopause. L’hystérectomie seule (avec conservation ovarienne) ne bloque pas la production d’hormones féminines. Les symptômes liés à la ménopause comme les bouffées de chaleur, fatigue ou insomnie, persistent donc après l’intervention.

Y a-t-il une prévention possible ?

La prévention primaire concerne essentiellement la prévention du cancer du col de l’utérus. Le cancer du col de l'utérus provoque 1 000 décès par an en France. La réalisation de frottis cervicovaginaux réguliers (tous les 3 ans) permet de dépister des lésions précancéreuses et d’intervenir à temps (par exemple par un traitement local permettant d’éviter l’hystérectomie ou une intervention plus lourde). De même, il existe maintenant une vaccination luttant contre l'infection par les virus hPV (papillomavirus humains), à l'origine de 70 % des cancers du col utérin.

À quel moment consulter ?

L’apparition de saignements ou de douleurs pelviennes inhabituelles doit motiver une consultation rapide, surtout chez les femmes en période de ménopause ou préménopause. L’arrière-pensée de la possibilité d’un cancer doit toujours être présente, et il convient de ne pas négliger des signes précoces qui permettraient un diagnostic à un stade localisé et donc un succès thérapeutique.

Que fait le médecin ?

Une fois l’indication de l’hystérectomie posée, des examens sont prescrits avant la chirurgie (analyses de sang et d'urine, radiographies, échographies et électrocardiogramme [ECG] par exemple). L’hystérectomie a lieu sous anesthésie générale ou anesthésie loco-régionale (péridurale, rachianesthésie) et requiert plusieurs jours d’hospitalisation. Le chirurgien peut opter pour :

  • une ablation de l'utérus parvoie vaginale (sans incision de l’abdomen),
  • par voie vaginale assistée par cœlioscopie
  • ou par voie abdominale classique (incision de l’abdomen).

La technique dépend de la pathologie en cause (par exemple, l’extraction de fibromes volumineux n’est pas toujours possible par voie vaginale) et des habitudes du chirurgien. La voie vaginale a l’avantage d'un séjour à l'hôpital court et de ne laisser aucune cicatrice apparente.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Après l’intervention et avant la prochaine consultation de suivi, il faut suivre quelques conseils :

  • privilégier la douche (pas de bain avant 4 semaines),
  • pas d’efforts physiques dans les 2 premiers mois,
  • pas de rapports sexuels avec pénétration avant 2 mois également.

En cas de fièvre, d’hémorragie ou de brûlures à la miction, il convient de consulter en urgence car ces symptômes peuvent traduire une complication postopératoire.