Chirurgie laser de la myopie : déroulement et risques

La chirurgie laser de la myopie par LASIK est devenue une procédure de chirurgie dite réfractive extrêmement courante. LASIK signifie « LAser in SItu Keratomileusis ». L’intervention chirurgicale, indiquée chez les patients présentant une forte myopie, consiste à découper une lamelle de cornée (capot) et d’appliquer directement dans l'épaisseur de la cornée un laser classique dit Excimer qui modifie la forme de la cornée et compense ainsi les effets d’un œil trop long. 

La chirurgie laser de la myopie par LASIK : risques et enjeux

Dans la myopie, la vision de loin est floue et la vision de près est nette. Elle apparaît généralement dans l’enfance (vers l’âge de 6-8 ans) et évolue pour se stabiliser à l’âge adulte. Près de 20 % des Français seraient myopes et le nombre de porteurs de lentilles de contact est estimé à 1,7 million, soit 3 % de la population.

La chirurgie laser de la myopie par LASIK : déroulement et technique

L'œil myope est trop long et empêche les rayons lumineux qui traversent la cornée et le cristallin de converger sur la rétine ; ils convergent en avant de la rétine. Tous les moyens de correction ont le même objectif, à savoir modifier le trajet des rayons lumineux ; la chirurgie laser de la myopie par LASIK également. Le laser utilisé a une longueur d'ondes de 193 nm et modifie la surface de la cornée avec une précision de l’ordre du micron; cette chirurgie peut corriger la plupart des anomalies de réfraction : myopie, mais aussi hypermétropie et astigmatisme.

Comment cela se manifeste-t-il ?

La myopie se manifeste par une gêne en vision de loin ; le myope améliore sa vision de loin en plissant les yeux. Chez les enfants, un examen ophtalmologique peut dépister une myopie que des enseignants auraient par exemple repérée devant des difficultés à lire de loin au tableau. La lecture en rapprochant les cahiers ou en se collant à la télévision est également évocatrice.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre la chirurgie laser de la myopie par LASIKet les autres traitements chirurgicaux de la myopie comme les implants Phakes pour fortes myopies, les lentilles intracornéennes ou encore les anneaux intracornéens. Contrairement au LASIK qui retire une partie de l’épaisseur de la cornée, ces techniques, généralement plus lourdes, sont dites additives car la correction optique du défaut visuel est réalisée par l’addition d’un élément.

Y a-t-il une prévention possible ?

Certaines maladies comme le diabète peuvent accélérer la myopie. Des examens ophtalmologiques réguliers permettent de suivre l’évolution et de prévenir les complications. La prévention concerne surtout la prévention de l’échec scolaire chez l’enfant. De mauvais résultats scolaires peuvent en effet résulter d’un trouble de la vision non dépisté.

À quel moment consulter ?

Il est important de dépister la myopie précocement pour limiter les conséquences scolaires, sociales ou professionnelles de ce handicap visuel. La myopie peut également être responsable de maux de tête que le traitement corrigera. Il n’y a en revanche pas d’urgence à réaliser un traitement par chirurgie par LASIK tant que les autres moyens de correction sont bien tolérés et donnent un résultat satisfaisant (verres correcteurs et lentilles notamment).

Que fait le médecin ?

Le chirurgien ophtalmologiste pose avec le patient l’indication de la chirurgie par LASIK. Pour cela, des examens préopératoires sont nécessaires, comme la mesure de l’acuité visuelle, l’évaluation de la correction dioptrique et le fond d'œil. La mesure de l’épaisseur cornéenne est également effectuée. Par ailleurs, un devis précis pour le coût du traitement chirurgical est obligatoire. L’intervention en elle-même se pratique sous anesthésie locale. Après une découpe d’un volet de la cornée, le laser Excimer de surface (les médecins parlent de photokératectomie réfractive) est appliqué pour peler la couche superficielle de la cornée. L’intervention ne dure que quelques minutes.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Après l’intervention, une douleur peut persister quelques jours. Votre médecin vous prescrira des antalgiques. La récupération visuelle se fait au bout de quelques jours mais un voile cicatriciel peut parfois perdurer plusieurs mois. Une consultation de suivi est prévue et en cas de correction insuffisante, une réintervention est toujours possible.